Les insectes (Insecta) font partie du sous-embranchement des hexapodes, elle-même incluse dans l'embranchement des arthropodes mais dans un sous-groupe : les mandibulates. On connaît un insecte marin, la punaise Halobates bien que la majorité des insectes aquatiques vivent en eau douce. On les trouve sous presque tous les climats, du plus chaud au plus froid. Les scientifiques ont décrit près d'un million d'espèces (soit environ les deux tiers des espèces animales connues), et il pourrait en exister 30 millions. (sources : Wikipedia)
C'était la minute scientifique de cette blog-chronique, passons maintenant à son sujet principal : la castagne !
Car cette blog-chronique va être consacrée au premier volume d'une série fleurant bon la délicatesse des phalanges qui craquent et la poésie des têtes qui roulent : Terra Formars, scénarisée par Yu Sasuga et dessinée par Ken-ichi Tachibana (également dessinateur de L'affaire Sugaya chez Akata/Delcourt).

Terra Formars volume 1An 2599. Les hommes, dans leur soif de tourisme exotique, à moins que ce ne soit parce que la Terre n'est plus au mieux de sa forme, ont lancé 500 ans plus tôt la terraformation de Mars, en vue d'en faire une nouvelle planète habitable (à polluer). Pour cela, deux espèces terrestres, l'une végétale l'autre animale, ont été envoyées sur la surface de la planète rouge pour rendre l'atmosphère un peu plus respirable et supportable. Désormais, le processus est pratiquement arrivé à son terme et une équipe de quinze jeunes gens a été envoyée pour terminer le travail. Quinze jeunes gens un peu spéciaux, pas vraiment sortis des dernières académies spatiales terriennes, mais plutôt quinze bouts de bidoche génétiquement modifiés pour se taper la sale besogne qu'on a eu la gentillesse de leur présenter sous un jour très optimiste histoire de ne pas casser l'ambiance ou le moral des troupes. Bien évidemment, une fois arrivés sur Mars, ils découvrent rapidement à leurs dépens que leur boulot d'exterminateurs de cafards va être un peu plus... sportif que ce qu'on leur avait expliqué.

Terra Formars ne fait donc pas dans la subtilité. On ne perd pas trop de pages dans des présentations trop longues : ça ne sert de toute façon à rien, beaucoup vont finir en viande pour lasagnes martiennes avant même d'avoir pu ouvrir la bouche. C'est même à se demander pourquoi l'auteur s'est embêté à leur inventer un passé, une histoire, une identité, ou même simplement un nom alors que leur mort rapide et plutôt violente ne nous laisse absolument aucune chance de nous attacher à eux. Ce qui tombe bien d'ailleurs, car ils ne sont guère attachants en soi, personnages plutôt basiques sans guère d'envergure, chair à canon envoyée dans un combat dont ils ne maîtrisaient rien du tout, classiques victimes des méchants dirigeants sans scrupule, aveuglés par leur soif de pouvoir et de toute-puissance prêts à envoyer n'importe qui servir d'amuse-gueules pour cafards à leur place (un petit côté Starship Troopers en moins gore et fasciste quand même). Rien de neuf donc côté psychologie des personnages.
Côté castagne, les amateurs devraient y trouver leur compte : violents, extrêmes mais gentiment pas trop salissants. Comment peut-on découper autant de gens en morceaux sans que les pages ne dégoulinent de sang ?
Mieux vaut oublier également toute exigence de vraisemblance scénaristique, on n'est pas trop là pour ça non plus et les amateurs d'entomologie ou de génétique doivent être prévenus avant lecture sous peine de faire une attaque toutes les deux pages.
Remarquons enfin que les auteurs ont la gentillesse de nous indiquer la taille de bonnets des demoiselles de l'équipe, élément absolument indispensable dans toute bonne bio de tout astronaute qui se respecte... Gros manque de sens pratique néanmoins : faire rentrer du bonnet F voire G dans des combinaisons spatiales, ce n'est tout de même pas le plus simple ! Surtout qu'au grand dam des voyeurs, on ne voit rien justement, pas un soutien-gorge, pas une scène de douche, pas une malencontreuse combinaison qui se déchire inopinément, pas une coucherie sauvage plaquée contre une navette spatiale sur fond du Beau Danube bleu, rien.

On va dire que je me moque (oh...), néanmoins, j'achèterai le volume 2. Parce que malgré l'invraisemblance de quelques éléments scénaristiques, les personnages basiques, les habituelles petites facilités de ce genre de séries pour jeunes adultes de sexe masculin avides de sensations (dessinées) fortes, les auteurs savent intriguer et mener leur histoire avec une bonne dose d'efficacité, certes classique, mais plutôt prenante. La fin du volume laisse augurer que ce tome n'était qu'une simple introduction mettant en place des éléments pour la suite. Peut-être alors verra-t-on l'ensemble se développer un peu plus, gagner en profondeur, apporter des personnages un peu plus intéressants, tout en gardant un rythme narratif assez accrocheur... à moins qu'on en reste à de la baston basique qui découpe sans se soucier de développer quoi que ce soit. Le tome 2 devrait donner quelques réponses...
Quatre tomes pour le moment parus au Japon, tandis que le volume 2 est prévu en France chez Kazé Manga pour le 15 mai 2013.