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Il y a quelques jours, j'avais lu sur un blog l'idée de choisir un mot en début d'année, un mot qui serait une sorte de guide pour les douze mois à venir.
Après réflexion, pour 2012, je choisis le mot "légèreté". Rien à voir avec une question de poids mais plutôt de mentalité. La légèreté en lieu et place de la prise de tête pour tout et n'importe quoi - et surtout n'importe quoi, en fait -, de la dramatisation à la moindre mini-alarme un peu trop sensible qui s'allume, du manque de recul et de détachement par rapport aux petites vaguelettes du quotidien. Avancer tranquillement en sachant qu'il y aura forcément des difficultés qui surgiront au fil des mois mais se faire suffisamment confiance pour les surmonter, suivre le courant en s'adaptant au fur et à mesure, sans heurt, sans casse, sans pression. Et si jamais ça casse... attendre de voir quand on y sera. Et tenter autant que possible de se protéger d'une mentalité cynique et blasée, uniquement préoccupée par le pognon, avec la consommation comme seul moyen d'exister.
LÉ-GÈ-RE-TÉ. Je n'aurai certainement pas trop de douze mois pour m'y essayer. J'avais bien pensé à "spontanéité" mais au bout du cinquième billet commencé, relu, raturé, recommencé, effacé, retravaillé... je me suis dit que c'était quand même assez mal engagé et peut-être simplement pas dans ma nature.

Le mois de janvier n'étant pas encore terminé - je m'améliore, habituellement, je dis ça le 31 janvier à 22h35... -, je vous souhaite le meilleur pour les mois à venir. Même si tout le monde actuellement ne voit dans les prochaines semaines que le pire. Je ne suis pas d'une nature optimiste, loin de là, mais je finis par trouver usant que ce soit à ce point à la mode désormais de flipper tout le monde, de flinguer la moindre lueur d'espoir, le moindre petit élan de positif. Certes, la peur, c'est un bon outil de pouvoir mais avec ses limites : difficile d'avancer quand on pense que rien n'est possible alors qu'il pourrait y avoir tellement plus d'opportunités pas si inaccessibles. OK, il y plein de gens dans la merde, qui vivent dans des conditions impossibles, qui rament pour tout et moi, je suis là à causer de manga. Dérisoire, indécent, inutile, futile ? Il me semble au contraire d'autant plus important dans ces conditions de se prévoir, quand c'est possible, quelques petites plages de "légèreté" - on y revient ! - pour décompresser et ne pas s'enliser dans la déprime et le fatalisme, et pouvoir ensuite se relancer.
Qui plus est, on est bien placé ici pour savoir que le manga, ce ne sont pas que des petites histoires rigolotes sans la moindre profondeur, même si c'est aussi ça et que ça a son charme et son intérêt. Ça peut aussi être un moyen pour réfléchir, aiguiser sa curiosité, découvrir d'autres points de vue, s'enrichir au contact de choses différentes, nourrir l'esprit d'émotions et de questionnements. Peut-être pas de la grande littérature, certes, mais un moyen comme un autre de s'ouvrir à autre chose, sans prétention ou ambition démesurée. Juste à son niveau, faire rire, pleurer, voyager, découvrir, réfléchir... faire tout simplement rêver. Ça ne me semble pas si inutile que ça, par les temps qui courent...

Je vous invite donc à passer cette nouvelle année en compagnie de Mangaverse.
Je n'ai aucun plan pour le site, aucun projet, aucune idée, rien du tout, juste envie de remplir encore un peu plus la Mangathèque - j'ai toute une pile de volume 1 à lire !! - et la rubrique Mangaka, et entretenir plannings et couvertures. Ce sera déjà un bon début...

Au juste, pour les étourdis et les pas réveillés, le Bilan Manga 2011 est en ligne. Au cas où...