On peut reprocher beaucoup de choses à Facebook - moi en tout cas, je ne m'en prive pas :) - mais je dois bien lui reconnaître un point positif : le fait que Mangaverse ait désormais sa page FB me motive pour faire des mises à jour. La preuve, la Mangathèque a enfin bougé après des mois d'hibernation avec l'arrivée d'une nouvelle fiche avant une prochaine chronique, un film d'animation a été ajouté dans le Salon des Curiosités, sans compter bien sûr les plannings tenus à jour et l'ajout de nouvelles couvertures, comme d'habitude. Bon, certes, il n'y a que 50 fans de la page (pardon, 51 !) mais après deux semaines d'existence seulement, ce n'est finalement pas si mal surtout vu ma capacité à comprendre comment tout ça fonctionne.
Bien évidemment, ce n'est pas ça qui fait exploser les statistiques de fréquentation mais le contraire m'aurait étonnée :) . L'outil n'est en tout cas pas inintéressant sur certains points, pour peu qu'on le considère uniquement comme un moyen de communication comme un autre et non un but en soi.

L'ajout de la chronique d'Un été avec Coo est évidemment également lié au Festival du Film d'Animation d'Annecy édition 2011 qui va débuter demain. Depuis 2002, j'y participe pour Mangaverse avec la modeste ambition de tenter de vous faire suivre cette semaine de festivités au fil de mes séances et de mes découvertes. Mine de rien, même si j'ai la fâcheuse tendance à me focaliser sur les petits soucis, je me rends bien compte que c'est quand même une chance d'avoir accès facilement à un tel événement donnant l'occasion de voir des dizaines de films, courts et longs, utilisant diverses techniques, pour jeunes comme pour adultes, traitant de sujets tour à tour légers ou durs, joyeux comme dramatiques. Je ne suis pas journaliste, n'en ai pas la prétention même si je me balade avec un badge autour du cou pendant une semaine, je ne suis pas une professionnelle de l'animation non plus, mon regard est donc juste celui de l'amateur intrigué, sans aucune autre prétention.
L'édition 2011 devrait, comme à chaque fois, proposer son lot de pépites et si l'animation japonaise n'est pas forcément la plus représentée, elle a tout de même son mot à dire, avec par exemple la présence de Leiji Matsumoto qui viendra présenter le futur film d'Albator, un hommage à Satoshi Kon avec notamment, apparemment, la projection de Paprika, en sélection lors de l'édition 2007, Colorful de Keiichi Hara, Tezuka Osamu no Buddha de Kozo Morishita, Tatsumi d'Eric Khoo sur le mangaka Yoshihiro Tatsumi ou le documentaire Thank You, Lasseter-san, sans compter les courts métrages japonais qu'on trouve au fil des programmes. C'est ça qui m'avait permis de voir en 2008 La maison en petits cubes de Kunio Kato - une merveille d'émotion - ou Atama Yama de Koji Yamamura en 2002 - hilarant - parmi d'autres merveilles de divers pays, utilisant aussi bien la peinture sur verre que l'animation cellulo traditionnelle.
Bref, on est assez loin de l'univers du geek monomaniaque qui ne jure que par l'animation japonaise ou la 3D et c'est cette ouverture à un peu tout, sans restriction, qui fait du Festival d'Annecy un rendez-vous assez réjouissant, malgré les petits couacs d'organisation qui ont le don de mettre les nerfs de tout le monde un peu à rude épreuve.

Tout ça pour dire que pendant une semaine, Mangaverse sera à retrouver du côté du Live, même si je garderai évidemment un œil sur tout le reste.
Première étape, cet après-midi, tenter de finir mes réservations sur la billetterie qui rouvre à 14h et partir chercher badge, billets et programme en ville pour tout avoir pour demain. Pas sûr par contre que la météo soit très clémente pour les sept prochains jours... Et pour avoir déjà fait des éditions très pluvieuses, j'ai pu me rendre compte que l'exercice n'est pas évident, avec cette odeur de chien mouillé qui flotte dans toutes les salles où s'entassent des centaines de festivaliers dégoulinants. Brr...

(La photo a été prise hier matin au bord du Lac d'Annecy vers l'Impérial Palace, où se tiendra d'ailleurs la partie pro du Festival, à savoir le Marché du film où je n'ai d'ailleurs jamais mis les pieds.)