Avalanche de billets mangas en ce moment, il y a plein de nouveautés qui déboulent chez nos libraires ces dernières semaines et j'en profite pour découvrir tous ces premiers volumes. Bon, ça m'arrange moins quand on a droit à deux volumes en même temps mais passons...

Après les très masculins Regatta et Ippo, Kurokawa continue sa plongée dans l'univers des mangas qui font transpirer avec cette fois-ci Beach Stars de Masahiro Morio, s'intéressant au beach-volley. Mais pas le beach-volley de mecs poilus en short mais celui de nanas toutes sexy en bikini, certainement nettement plus vendeur...
On se retrouve évidemment face au classique du manga sportif : une héroïne très motivée malgré la fermeture de son club de volley et évidemment dotée d'un talent brut exceptionnel à exploiter qui compense sa petite taille, une rivale méprisante et hautaine sûre de sa supériorité mais malgré tout curieuse de voir les progrès de la nouvelle venue pour tromper son ennui, une bande de copines faire-valoir parce qu'on ne peut pas jouer au beach-volley toute seule, une coach ex-gloire apparemment cool mais à l'entraînement exigeant, qui s'amuse d'avance de la rivalité en devenir... Bref, nous voilà en terrain connu avec ses habituelles épreuves à dépasser, ses embûches qui tombent sur la route de la victoire, ses compétitions d'abord locales qui pourraient bien finir par conduire aux JO... La jeune Iruka déborde d'énergie pour son nouveau sport de prédilection, ne se laissant jamais décourager par les coups du sort qui semblent bien sûr s'acharner sur son rêve.
Le dessinateur maîtrise à peu près son trait, même si certaines cases sont plus approximatives que d'autres, et propose une narration très rythmée, rendant les phases de jeu dynamiques mais également lisibles. Sur les deux volumes pour le moment sortis, on ne reste pas pour autant fixés sur les matchs, nous n'en sommes qu'à la découverte et aux entraînements, le tout restant suffisamment diversifié pour ne pas donner une impression de répétition lassante. Mais ce qui domine le plus reste l'humour, omniprésent sans pour autant être lourd ou barbant, sachant rester léger et drôle sans en faire trop. Enfin, bien évidemment, qui dit beach-volley dit maillot de bain et filles sexy, certaines d'entre elles étant forcément très bien dotées par Mère Nature, décidément très blagueuse pour filer du 95D à une sportive. Le fan service est donc bien présent mais là encore, sans excès : Iruka a le syndrome de la culotte exhibitionniste à petite dose et les autres filles prennent finalement assez peu de poses lascives, le côté sexy de l'histoire étant plus tourné en rigolade qu'en voyeurisme baveux primaire.

Personnages classiques mais sympa, attachants et fun, humour simple et efficace, histoire sans prétention suivant les codes du genre, une bonne dose d'énergie, de bonne humeur et de punch... De quoi définitivement passer un moment de lecture plutôt sympa et divertissant durant les vacances d'été...
Après avoir sorti les deux premiers volumes en même temps, Kurokawa nous réserve donc le troisième tome pour le 13/08/09. Le magazine de prépublication japonais Young Sunday ayant cessé d'exister, la série s'est donc arrêtée après sept volume mais sa suite vient de commencer dans le nouveau magazine Gessan.