J'en avais parlé dans le dernier billet, je compte poster ici quelques avis sommaires après lecture du premier volume de nouveautés, vu qu'il me faut souvent plusieurs mois (années ?) avant de ficher ou chroniquer une série sur Mangaverse (et que chroniquer un manga après seulement un volume est souvent un peu limité). Alors je commence...

five.jpgEt le premier à entrer dans l'arène s'appelle Five, shôjo manga de Shiori Furukawa chez Kana, avec 10 volumes au compteur japonais pour le moment. Après lecture (un peu hâchée) du volume 1, l'impression est plutôt bonne, sans être transcendante non plus. La mangaka explique que chaque chapitre a été prépublié dans des mag différents et donc qu'ils ne peuvent pas vraiment être liés entre eux, donnant au final un côté assez décousu dans la lecture et une évolution des personnages plutôt minimaliste pour le moment.
Heureusement, les personnages en question sont plutôt attachants et fun, même si très classiques, on reste dans de la romance lycéenne de base a priori. L'héroïne est l'habituelle jeune nana mignonne (chouette look avec les lunettes quand même !) qui débarque au lycée avec des rêves plein la tête, l'envie de se faire plein de nouvelles copines avec qui discuter chiffons et beaux mecs et de connaître l'Amûûûr, le vrai, celui où on se regarde dans le blanc des yeux et se tient par la main sans aucun autre rapprochement physique trop dégoûtant... Mais c'est aussi une tueuse quand on l'énerve, n'hésitant pas à jeter leurs quatre vérités au visage de pimbêches qui lui cherchent des noises ou de péter la gueule à des mâles un peu trop virulents (mais il y a toujours un héros qui finit par débarquer pour terminer le boulot, tout de même, ne rendons pas la nana trop indépendante).
Très vite, elle devient copine avec les Five, les cinq phénomènes de sa classe 100% masculine remplie de grosses têtes, avec évidemment THE beau gosse au caractère ambigu, oscillant entre p'tit con arrogant et gros sensible craquant, l'ombrageux qui fait toujours la gueule et manque de dézinguer tout le monde à chaque mouvement d'humeur, le p'tit jeunot rigolo, le cool... et un autre que je ne sais plus qui c'est, je n'ai de toute façon retenu aucun nom. Mais il y a un côté chaleureux et sympa qui se dégage et donne envie d'y revenir.
Reste tout de même à approfondir un peu parce que cela reste très superficiel pour le moment, sans compter une narration parfois un peu trop alambiquée (je me fais vieille ?) qui m'a fait perdre le fil de ma lecture plus d'une fois. Ce ne sera sans doute pas le shôjo manga le plus original de l'année mais le premier volume s'avère plutôt frais et marrant. Ca me fait un peu penser à un Host Club moins bavard et moins farfelu, Hatori Bisco s'autorisant le plongeon dans le délire assumé de manière bien plus poussée que Furukawa.