Les humeurs de Mangaverse

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 27 juillet 2012

Et pendant ce temps-là...

Comme vous avez pu vous en rendre compte, pas beaucoup de mises à jour ces derniers temps. Appelons ça une poussée de flemmingite aiguë. Pas envie de rester devant un écran d'ordi en dehors du temps nécessaire pour le boulot, déjà conséquent évidemment. Pour occuper le reste de mes journées, j'ai alors plutôt envie de siestes, de farniente sur le canapé, de bouquinage loin des terres manga, de vautrage devant la TV, de bouffées d'air à l'ombre des arbres. Pas grand-chose à voir donc avec la tenue d'un site web.
C'est peut-être la période qui veut ça. Peut-être un simple ras-le-bol temporaire avant de replonger. Peut-être une motivation émoussée au fil des années, des heures passées devant l'écran sans forcément toujours savoir précisément pourquoi. Toujours est-il qu'il m'arrive même désormais de ne pas allumer le PC de la journée. Chose qui ne m'était pas venue à l'idée depuis... pfff... 12 ans ?
Je laisse donc couler pour le moment pour voir comment tout ça évolue, le temps de souffler un peu.

Mon nouveau joujou
Ça tombe bien car j'ai un nouveau joujou à tester.
Voilà quelques mois, je m'interrogeais sur l'intérêt d'une liseuse (pour ceux qui ne connaissent pas, je parle de cet appareil pour lire des ebooks, des livres numériques). Intérêt qui m'est apparu très clairement dernièrement quand je me suis retrouvée à devoir tenter de ranger les derniers bouquins achetés.
Plus de place.
Nulle part.
Je ne parle pas là de mangas, qui s'entassent déjà grossièrement en piles vacillantes sur chaque cm2 de mon bureau, mais de romans, d'essais, de BD que je ne sais plus où poser. Et là, bizarrement, l'idée d'une machine permettant le stockage de centaines de livres m'est apparue bien plus attirante. Il me fallait donc une liseuse. Mais laquelle ?

Amazon étant très efficace en marketing, la première idée qui m'est venue a été le Kindle. C'est bien simple, je ne pensais même pas qu'il existait d'autres options. J'ai quand même jeté un œil, histoire de ne pas regretter après coup. Je me suis alors retrouvée face à quatre choix : le Kindle d'Amazon, le Kobo de Fnac, le T1 de Sony et l'Odyssey de Bookeen. Ouch, moi qui ne suis pas douée pour choisir... Procédons par élimination.
Non, pas de Kindle : je n'aime pas le principe du format propriétaire et l'impossibilité de lire des epub, le format de base des ebooks. Ce qui veut dire qu'on ne peut acheter de quoi lire sur Kindle que sur Amazon. Certes, on peut convertir des epub au format Kindle avec un simple logiciel mais je trouve l'idée franchement agaçante et la méthode Amazon très révélatrice d'un état d'esprit pas franchement ouvert.

Mmh, non, pas de Kobo non plus. Je ne suis pas très pro-Fnac (pure subjectivité), leur boutique d'ebooks est réputée comme peu pratique (même si je ne m'en serais pas servie), il y a certains soucis sur quelques ebooks dérivés des epubs uniquement lisibles par le Kobo. De plus, je n'aime pas trop le design de cette liseuse, surtout son dos, et le peu de la navigation que j'ai pu tester en boutique n'a pas été concluant. Même s'il faut reconnaître que certains magasins n'ont honte de rien quand il s'agit de mettre des machines en test vu l'état déplorable dans lequel elles sont, ce qui ne facilite rien pour se rendre compte objectivement de leurs qualités techniques.

Le T1 de Sony restait une option passable même si je ne suis pas fan de son look très "carré" et du rebord brillant. Pas convaincue non plus par un test en boutique côté navigation même s'il a été sommaire et très limité. Pas de librairie Sony en version française, on ne semble pas beaucoup les intéresser. Mais ça restait quand même une possibilité si jamais...

Restait alors le Bookeen Odyssey qui a quand même pour avantage - du moins à mes yeux - d'être le fruit d'une société française qui a donc plutôt intérêt à se démener pour le marché de son propre pays, là où d'autres boîtes internationales ne chercheront peut-être pas forcément à se bouger pour un public aussi réduit. De plus, j'aimais plutôt bien son design et la navigation m'a semblé très intuitive contrairement aux autres produits où j'avais fini par appuyer un peu partout en espérant faire bouger quelque chose. Enfin, j'aime bien l'idée de ne pas oublier les librairies physiques - Bookeen est associée à Decitre (librairies de Rhône-Alpes), Cultura ou Virgin notamment - qui semble démontrer une réelle volonté de travailler avec les acteurs historiques du livre. De les accompagner dans l'ère numérique qui risque de broyer quelques boutiques.
Restait quand même quelques petits soucis, les premiers modèles ayant clairement rapporté de nombreux bugs avec l'USB ainsi que des soucis avec le bouton On/Off en glissière (comme la Nintendo DS mais en bien plus foireux). Coup de bol, une nouvelle version ayant apparemment réglé ces problèmes est sortie fin mai, encore fallait-il réussir à la trouver et ne pas se laisser refiler un vieux modèle. J'ai rapidement dû laisser tomber l'idée d'acheter en boutique - pas de choix et vendeurs totalement à l'ouest - et c'est finalement sur le net que j'ai fini par dénicher mon bonheur, reçu avant-hier (pour 129€).

N'ayant pas le Wifi chez moi, je ne risque pas d'utiliser la liseuse pour acheter directement des ebooks sur le net et dois donc me contenter de la prise USB pour connecter au PC et transférer mes dernières acquisitions avec un logiciel de gestion. Pour l'instant, j'en suis restée à du gratuit, mais il y a déjà de quoi faire pour commencer. Je n'ai jamais été une grande fan des auteurs classiques - Madame Bovary est un de mes très mauvais souvenirs de cours de français - mais j'ai déjà fait une petite sélection parmi les H.G. Wells, Lovecraft ou Edgar Allan Poe. 
Pas eu de souci pour transférer ça sur la bestiole et la lecture sur l'écran est un vrai plaisir, tant on a l'impression d'avoir devant les yeux une feuille de papier, pas trop blanche mais bien lisible (contrairement à un écran de tablette puisque les liseuses utilisent une encre électronique et un écran qui ne consomme pratiquement rien et repose les yeux). Un simple petit coup de doigt sur l'écran permet de tourner les pages, il y a même un dictionnaire intégré très pratique. Apparemment, pour prendre des notes, ce n'est pas le modèle le plus efficace mais je n'en prends jamais. L'écran est assez réactif, l'allumage est juste un peu long mais ce n'est pas bien méchant. On parle d'un mois d'autonomie de la batterie.

Certes, on ne trouve pas encore tout en ebook et pour ma part, je ne laisserai pas tomber non plus la lecture papier à laquelle je reste attachée : j'ai encore une bonne pile de romans à lire. Mais pour certains ouvrages, sans image, sans spécificité, la liseuse est un très bon accessoire complémentaire qui permet de lire sans avoir besoin de racheter des étagères ou de convoiter l'appart du voisin pour ranger ses dernières acquisitions.
Plus qu'à voir ce que ça donnera à l'usage, notamment quand je passerai à l'achat d'ebooks payants... C'est un peu dommage que certains titres soient plus chers en numérique qu'en version papier - un comble - et que beaucoup utilise le DRM, mais laissons le temps à ce marché encore balbutiant de trouver son modèle.

dimanche 17 juin 2012

Avec ou sans TV ?!

Forcément, elle marche beaucoup moins bien !Dans les commentaires d'un précédent billet, Natth disait avoir connu un petit souci avec sa TV. Je m'étais alors fait la réflexion qu'au moins, la TV, ce n'est pas ce qu'il y a de plus gênant niveau panne. Moins en tout cas qu'un frigo ou qu'un lave-linge... 

Bien évidemment, il n'en fallait pas beaucoup plus pour que trois semaines plus tard, notre TV, antiquité cathodique de quelque 80kg et 12 ans d'âge, commence à montrer certains signes de démence visuelle. Genre une image qui se déforme, qui s'éteint toute seule, un bouton rouge qui clignote, accompagné d'une rassurante petite odeur de cramé qui plane. Bon.
La période étant à la ferveur footballistique, on s'est dit que c'était le moment pour tenter quelques affaires. En règle générale, quand le ballon rond envahit l'antenne, les vendeurs aiment refourguer de l'écran plat. Petite commande web d'une nouvelle compagne de nos soirées TV, gaulée comme une top model, grande et plate, sans gadget 3D et autre connexion Wifi inutile (je n'ai pas le Wifi)... Livraison prévue, une bonne semaine plus tard. Pas de problème, l'autre tient encore la corde.
Tu parles, Charles.
Mercredi soir, paf, l'image se déforme puis disparaît. Oups. Et pas besoin de s'appeler Jack Bauer pour comprendre que le petit tic-tic qu'on entend en tentant de la rallumer est un simple avertissement avant que tout nous pète à la tronche (ou pas mais bon, j'ai une légère tendance au catastrophisme). OK, on n'insiste pas. Elle arrive quand l'autre ? Ah oui, dans cinq jours...

À nous donc les joies des journées sans drogue télévisuelle. Je dis drogue car c'est l'occasion de se rendre compte à quel point on peut être dépendant de ce machin. Qui rythme certains moments de la journée à tel point qu'on finit par ressentir un manque, léger mais certain, quand on ne peut plus appuyer sur le bouton Marche de la télécommande. Risible, hein ?
Finalement, c'est plus déboussolant que réellement gênant et ça permet de pouvoir profiter des soirées pour bouquiner - ce n'est pas ce qui manque ici - ou jouer à la DS. C'est même l'occasion de goûter aux joies d'une partie de Speedminton acrobatique dans les champs alentours ou d'un repas tranquille sur le balcon avant que le soleil ne cogne trop (avec un petit tremblement de terre en bonus, on ne fait pas les choses à moitié ici). J'ai même eu du mal hier à me poser devant le PC pour la mise à jour du planning japonais alors que le canapé n'attendait que moi et un des 36 bouquins que je lis simultanément.

Évidemment, ce ne sera pas désagréable de voir débarquer la nouvelle venue pour pouvoir profiter des derniers DVD achetés mais peut-être que l'expérience permettra de ne pas hésiter à l'avenir à appuyer plus souvent un soir sur le bouton Arrêt histoire de déconnecter réellement et de ne plus se laisser submerger de sons et d'images qui finissent pas saturer l'esprit.
(Bon, par contre, si elle pouvait fonctionner sans qu'on ait besoin de rappeler le magasin pour un échange de matériel quelques jours plus tard, comme ça nous est arrivé pour le dernier matériel acheté, ça m'arrangerait quand même un peu, faut pas pousser non plus !)

Bref, un vrai week-end de repos avant d'attaquer une nouvelle semaine.
En pensant au passage à tous ceux qui vont plonger dans leurs examens de fin d'année (je suis bien contente de pas être à votre place, vous n'imaginez même pas...).

dimanche 11 mars 2012

Un peu de neuf en avance

Finalement, je n'ai pas voulu attendre le printemps pour mettre en place le nouveau thème sur le blog, autant profiter du week-end pour m'occuper de ça plutôt que risquer de devoir booster le 20 mars. 
Comme vous le voyez, rien de révolutionnaire mais un thème plus net, plus large, plus sobre. Et une image de déco déjà plus simple à trouver, à comparer de l'ancienne hyper-large bien plus galère à dénicher. Ça me permettra d'en changer plus souvent au gré de mes humeurs.
Pour aujourd'hui, 11 mars 2012, il s'agit de l'illustration de la couverture de Magnitude 9, l'artbook de CFSL, pas besoin de vous dire pourquoi...

Après un début d'année assez chargé en nouvelles lecture, ces dernières semaines ont été beaucoup plus calmes  sans vraiment de découverte marquante. J'attends de voir ce que va donner Thermae Romae dont les deux premiers tomes devraient sortir la semaine prochaine, j'en profiterai pour prendre un peu l'air :) .
Ça ne m'empêche pas de manquer encore et toujours de temps pour enfin me plonger dans les nombreuses séries complètes qui s'empilent dans mon bureau, Nanja Monja, Hero Tales, Le coffre aux esprits, Complément affectif, My Girl, Goyô et j'en passe... Je ne sais pas trop comment font ceux qui suivent les sorties japonaises et réclament des séries pas encore licenciées, rien qu'avec ce que les éditeurs nous proposent en France, je rame. Tout est loin d'être passionnant, forcément, mais avec plus de 1600 volumes par an, ça prend déjà un bon moment pour dénicher ce qui peut plaire dans la masse. En même temps, le fait de fouiner, de tester, de se faire surprendre, c'est justement l'intérêt du jeu et ça participe grandement au plaisir de lecture.
Mais j'avoue qu'en ce moment, petit coup de fatigue, beaucoup de choses en tête, beaucoup de recherches sans résultat et du mal à laisser la curiosité parler. Je garde l'énergie en priorité pour le boulot, évidemment. De toute façon, j'ai fini par comprendre que l'envie reviendrait forcément d'elle-même d'ici peu, qu'il ne fallait rien forcer et laisser les choses se faire à leur rythme, le temps de recharger un peu les batteries. Il suffit alors souvent d'un rien pour que ça reparte, comme si de rien n'était.

J'en reste là pour cette fois et vous souhaite une bonne semaine.

lundi 13 février 2012

La question du lundi : la lecture numérique

Et hop, troisième billet entamé sans être fini, pour parler de mes soucis de PC - que j'espère résoudre avec l'arrivée d'une nouvelle machine d'ici quelques jours, si Windows 7 se laisse apprivoiser - et des dernières mises à jour du site, qui a bien bougé ces dernières semaines. Mais en fait, non.

place.jpg
Depuis que je lis des mangas, je suis confrontée chaque jour un peu plus à un problème a priori négligeable mais finalement embêtant : le problème de place. Je suis entourée de montagnes de bouquins et ça commence à devenir difficile à gérer. Bêtement trivial mais très agaçant à force.
À côté de ça, on parle de plus en plus aujourd'hui de lecture numérique. Personnellement, ça m'a toujours fait tiquer, étant attachée à l'objet-livre et à la sensation du papier sous les doigts. Mais il faut reconnaître qu'en terme de gain de place, l'idée est tout de suite plus séduisante et commence à faire son chemin dans ma tête.
Attention, je parle là de livres en général, on verra pour le manga ensuite. Je débute sur le sujet et n'ai pas vraiment d'avis tranché, juste beaucoup d'interrogations (je vous rappelle que je suis de ces gros ringards qui achètent encore des CD :) ).

Idée séduisante donc mais qui se heurte à quelques soucis de poids : choix encore limité et prix des ouvrages plutôt élevés notamment. Mais aussi quel support utiliser ? Lire sur mon ordi, non, c'est très inconfortable et vraiment pas le meilleur moyen d'être détendu pour apprécier sa lecture.
Une tablette numérique ? Prix prohibitif (500€ juste pour bouquiner...) et même type d'écran qu'un ordinateur, rapidement usant pour les yeux me semble-t-il. De plus, il faut une connexion Wifi, puisque le but d'une tablette est quand même de surfer sur le net, et j'ai banni tout Wifi de chez moi (le CPL, c'est le bien).
Une liseuse façon Kindle ou Kobo ? Prix de la liseuse moins exagéré (même si ça reste élevé), connexion USB à l'ordi pour récupérer le livre, écran plutôt agréable, a priori des bons points... mais uniquement pour des romans sans élément graphique, non (sans compter qu'on n'est que sur du noir et blanc) ? J'ai du mal à imaginer une BD sur un Kindle.

Là, j'en viens aux mangas : faut-il forcément un écran LCD classique pour les lire ? Je regardais notamment le portail izneo, je me vois vraiment mal lire tout un volume sur mon PC. Fatigue visuelle déjà mentionnée et franchement pas super pratique pour bouquiner que de devoir rester collé devant son écran sans jamais pouvoir s'installer peinard dans son canapé avec son volume dans les mains (je passe déjà ma journée devant un écran alors même une tablette...). Ça peut être envisageable pour découvrir un titre sur quelques chapitres, comme le proposent déjà certains éditeurs sur leur site officiel, mais pour une lecture continue, je ne vois guère d'intérêt.

Je ne sais pas trop quelle place la lecture numérique va prendre au fil des années mais on peut imaginer qu'elle va se développer de plus en plus. En l'état actuel des choses pourtant, je ne vois pas vraiment quelle solution viable et globalement satisfaisante pour le lecteur, quelque soit son profil, peut émerger. Côté romans, les liseuses peuvent avoir de l'intérêt à condition de baisser le prix des ouvrages et d'avoir des catalogues plus fournis. Côté mangas... Je ne vois pas trop l'intérêt si c'est pour lire sur un écran d'ordi. Si l'avenir de la BD numérique réside uniquement dans des tablettes hors de prix, cela lui permettra-t-il de se développer ?
La question de gain de place m'intéresse mais pas si ça se fait au détriment du confort de lecture.

Sans compter qu'avec un volume, facile de partager. On prête un tome à un copain, en espérant juste qu'il ne le laisse pas tomber entre les mains ravageuses de son neveu de 3 ans ayant découvert la magie des crayons de couleur. Mais avec un volume numérique ? Si c'est pour arriver au même dispositif de DRM que la musique, restreignant toutes les possibilités de lecture ou de copie... Avec le numérique, la gestion des droits devient encore plus complexe à gérer...

En outre, avoir ses volumes immatériels pousse-t-il à la curiosité ? Face à une pile de bouquins, on prend, on teste, on tourne les pages, on se laisse charmer ou pas visuellement... Face à un répertoire sur un écran, aura-t-on le même réflexe ? Se rendra-t-on compte de ce qu'on a à lire sans l'objet sous les yeux ? Peut-être que la jeune génération, élevée entourée d'écrans, a plus de facilité d'adaptation face à ça mais au fil de l'évolution d'internet ces dernières années, je n'ai hélas pas vraiment eu l'impression de voir l'envie de découvrir et la curiosité se développer, en tout cas pas autant que l'offre s'est agrandie et diversifiée... Simple impression ?

Et vous, que pensez-vous de cette idée de lecture numérique ? Avez-vous déjà tenté ou restez-vous au contraire attachés à l'objet ?

(En illustration, photo prise il y a quelques semaines à librairie 9eme quai d'Annecy).

samedi 14 janvier 2012

2012, en toute légèreté...

yotsuba04.jpg
Il y a quelques jours, j'avais lu sur un blog l'idée de choisir un mot en début d'année, un mot qui serait une sorte de guide pour les douze mois à venir.
Après réflexion, pour 2012, je choisis le mot "légèreté". Rien à voir avec une question de poids mais plutôt de mentalité. La légèreté en lieu et place de la prise de tête pour tout et n'importe quoi - et surtout n'importe quoi, en fait -, de la dramatisation à la moindre mini-alarme un peu trop sensible qui s'allume, du manque de recul et de détachement par rapport aux petites vaguelettes du quotidien. Avancer tranquillement en sachant qu'il y aura forcément des difficultés qui surgiront au fil des mois mais se faire suffisamment confiance pour les surmonter, suivre le courant en s'adaptant au fur et à mesure, sans heurt, sans casse, sans pression. Et si jamais ça casse... attendre de voir quand on y sera. Et tenter autant que possible de se protéger d'une mentalité cynique et blasée, uniquement préoccupée par le pognon, avec la consommation comme seul moyen d'exister.
LÉ-GÈ-RE-TÉ. Je n'aurai certainement pas trop de douze mois pour m'y essayer. J'avais bien pensé à "spontanéité" mais au bout du cinquième billet commencé, relu, raturé, recommencé, effacé, retravaillé... je me suis dit que c'était quand même assez mal engagé et peut-être simplement pas dans ma nature.

Le mois de janvier n'étant pas encore terminé - je m'améliore, habituellement, je dis ça le 31 janvier à 22h35... -, je vous souhaite le meilleur pour les mois à venir. Même si tout le monde actuellement ne voit dans les prochaines semaines que le pire. Je ne suis pas d'une nature optimiste, loin de là, mais je finis par trouver usant que ce soit à ce point à la mode désormais de flipper tout le monde, de flinguer la moindre lueur d'espoir, le moindre petit élan de positif. Certes, la peur, c'est un bon outil de pouvoir mais avec ses limites : difficile d'avancer quand on pense que rien n'est possible alors qu'il pourrait y avoir tellement plus d'opportunités pas si inaccessibles. OK, il y plein de gens dans la merde, qui vivent dans des conditions impossibles, qui rament pour tout et moi, je suis là à causer de manga. Dérisoire, indécent, inutile, futile ? Il me semble au contraire d'autant plus important dans ces conditions de se prévoir, quand c'est possible, quelques petites plages de "légèreté" - on y revient ! - pour décompresser et ne pas s'enliser dans la déprime et le fatalisme, et pouvoir ensuite se relancer.
Qui plus est, on est bien placé ici pour savoir que le manga, ce ne sont pas que des petites histoires rigolotes sans la moindre profondeur, même si c'est aussi ça et que ça a son charme et son intérêt. Ça peut aussi être un moyen pour réfléchir, aiguiser sa curiosité, découvrir d'autres points de vue, s'enrichir au contact de choses différentes, nourrir l'esprit d'émotions et de questionnements. Peut-être pas de la grande littérature, certes, mais un moyen comme un autre de s'ouvrir à autre chose, sans prétention ou ambition démesurée. Juste à son niveau, faire rire, pleurer, voyager, découvrir, réfléchir... faire tout simplement rêver. Ça ne me semble pas si inutile que ça, par les temps qui courent...

Je vous invite donc à passer cette nouvelle année en compagnie de Mangaverse.
Je n'ai aucun plan pour le site, aucun projet, aucune idée, rien du tout, juste envie de remplir encore un peu plus la Mangathèque - j'ai toute une pile de volume 1 à lire !! - et la rubrique Mangaka, et entretenir plannings et couvertures. Ce sera déjà un bon début...

Au juste, pour les étourdis et les pas réveillés, le Bilan Manga 2011 est en ligne. Au cas où...

- page 2 de 6 -