Les humeurs de Mangaverse

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dimanche 27 janvier 2013

Oui !

Oui !(Rien d'autre à ajouter)

vendredi 16 octobre 2009

Ecœurée...

Voilà déjà deux billets que j'écris sans les finaliser. Deux pavés, un sur les séries TV, l'autre sur les chiffres de Mangaverse. Du mal à organiser mes pensées. Parce que le mot qui me tourne sans cesse dans la tête en ce moment, c'est "écœurée".

Ecœurée par nos chers politiques, si forts pour nous sortir de beaux et nobles discours sur le mérite et le travail pour montrer deux heures après qu'eux sont au-dessus de ça et n'ont pas à se limiter à des règles ne devant s'appliquer qu'au troupeau de demeurés que nous sommes à leurs yeux. Dois-je vraiment développer ?
Certes, ce n'est sans doute que la partie émergée de l'iceberg, un exemple parmi tant d'autres bien pires mais tout de même... Spéciale dédicace à tous les p'tits jeunes qui vont bientôt finir leur études et n'auront pas un patronyme ouvreur de portes... Bienvenue dans le monde merveilleux du travail, avec ses harcèlements quotidiens, ses coups bas, son hypocrisie, ses guerres de pouvoir, ses p'tits chefs arrogants, son lot d'incompétence et de mauvaise foi et sa grande famille pour laquelle il faut s'impliquer corps et âme mais qui vous balancera sans sourciller quand il faudra dégager quelqu'un : vous allez A-DO-RER ! Allez, avec un peu de bol, vous aurez des prix sur la machine à café...
Ecœurée justement par une nouvelle apprise au boulot il y a peu qui montre qu'une fois encore, la notion de respect de la clientèle ne fait toujours pas partie du vocabulaire de certains, juste intéressés sans doute par les chiffres de leurs tableaux Excel colonne rentabilité...
Ecœurée par le combat que mon amie encaisse depuis plus de quatre ans avec son ex-boîte qu'elle a assignée aux Prud'hommes, contre laquelle elle a gagné à chacun des trois procès, boîte jugée donc coupable sans aucune circonstance atténuante et qui refuse malgré tout d'en terminer enfin en payant ce qu'elle doit, quelques centaines d'euros. Ecœurée par les manœuvres de certains professionnels qui font raquer un max en s'arrogeant une partie de l'argent à récupérer tout en demandant à leurs clients de faire leur boulot, sans aucune garantie de succès en retour. Il ne fait pas bon être victime, même reconnue comme telle, quand on n'est pas en haut de l'échelle hiérarchique.
Ecœurée finalement par le foutage de gueule ambiant qu'on se prend dans la face constamment et qui finira sans doute par avoir raison de tous ceux et toutes celles, et ils sont majoritaires j'en suis convaincue, voulant faire les choses correctement, mais régulièrement cassés par des décisions, des chefs, des administrations dont le seul but semble être d'écraser pour valider leur vaine existence et devenir leaders d'un troupeau de moutons blasés et amorphes.
Ecœurée par le fait que la seule chose qu'on puisse se dire pour continuer malgré tout, c'est que c'est pire ailleurs... Maigre et bien triste consolation.

Alors je finis par regarder ailleurs, par fatigue, par lassitude, par dégoût, parce que la colère, c'est bien mignon mais à la longue, ça pompe toute l'énergie et ça empêche d'avancer à force de ressasser le négatif, avec au final le risque de plonger dans un puit sans fond.
Mieux vaut alors se focaliser sur les petites choses du quotidien, celles qui donnent tout de même envie de croire que tout cela n'est pas vain...