Les humeurs de Mangaverse

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vendredi 27 janvier 2012

- Front Mission Dog Life & Dog Style - Tout ce qu'on voulait, c'était quitter cette île au plus vite...

Pour démarrer l'année dans la joie et la bonne humeur, pourquoi pas un petit manga de guerre ? C'est ce que nous propose Ki-oon avec la sortie de Front Mission Dog Life & Dog Style par C.H.Line et Yasuo Otagaki, mangaka de Moon Light Mile (sorti en partie chez Panini Manga avant de tomber dans une de leurs profondes et insondables oubliettes).
Front Mission, c'est à la base une licence de jeux vidéos, qui ne semble d'ailleurs pas avoir eu droit à beaucoup de sorties françaises. Pas besoin de toute façon de la connaître pour se lancer dans la lecture, plutôt limpide.

Front Mission Dog Life & Dog Style volume 1Nous sommes en 2090. Deux superpuissances se font face : d'un côté, les U.S.N., regroupant tous les pays d'Amérique en un seul état, de l'autre l'O.C.U., coalition de pays d'Asie du sud-est et d'Océanie. Oublions l'Europe, apparemment, on ne sert à rien.
Au milieu de ces deux mastodontes, une île, celle d'Huffman, née d'une éruption volcanique et riche en ressources naturelles. À la suite d'un premier conflit, l'O.C.U. s'est approprié l'ouest, les U.S.N. l'est (toute ressemblance avec l'Allemagne ou la Corée d'après Seconde Guerre Mondiale est évidemment totalement fortuite). Un cessez-le-feu a été signé voilà 20 ans mais les deux camps n'attendent qu'une toute petite étincelle pour reprendre les hostilités. Akira, journaliste japonais, n'est guère au courant de la pression sous-jacente quand il débarque sur l'île. Mauvais timing...

Un simple petit feuilletage du tome annonce d'office la couleur : ça dézingue, ça bousille, ça charcute, ça explose, ça déchiquète.
La première partie nous montre le conflit du point de vue de civils, victimes éberluées qui voient fondre sur elles les premiers missiles ennemis, dans un chaos indescriptible où la question n'est pas de savoir si on va survivre mais pendant combien de temps... La plongée dans l'horreur est brutale, crispante, stressante et les personnages, en l'occurrence ici trois journalistes, sombrent rapidement dans une torpeur hébétée à la limite de la folie, alors que le reste de la planète continue de vaquer à ses petites occupations, sans se préoccuper davantage de ce qui se passe à des milliers de kilomètres de là. Un peu comme nos JT où on passe allègrement sans sourciller d'un décompte des morts en Syrie ou au Nigeria au bilan des soldes. Forcément, tant que le missile ne nous tombe pas directement sur la gueule, on n'a pas très envie de s'intéresser à un conflit lointain qui semble si désincarné et irréel.
Le propos n'en est pas pour autant totalement complaisant car les morts qui s'entassent, les soldats qui tuent de sang froid en rigolant, les immeubles qui s'effondrent sur la foule, nous sont montrés dans toute leur horreur choquante, au travers notamment du regard complètement déconnecté d'un journaliste local, véritablement fasciné par les engins de mort et leurs effets destructeurs, devenant du même coup dénonciateur des atrocités d'une guerre que les autorités préfèrent censurer discrètement pour garder l'opinion publique dans leur poche.
N'oublions pas quelques petites scènes de coucherie, pas franchement très utiles mais respectant sans doute une sorte de cahier des charges du genre...
La deuxième partie s'intéresse plutôt à des soldats mais trop rapidement pour qu'on en tire quelque chose de concret, en dehors des effets que les combats peuvent physiquement avoir sur eux. Nul doute que la suite de la série y reviendra, reste à savoir comment, avec quel point de vue... Difficile en effet de savoir quelle tournure va prendre l'histoire puisque les chapitres semblent se conclure.

Le dessin est extrêmement propre, précis, presque chirurgical dans ce qu'il dégage, décrivant très précisément les armures de combat et missiles. La narration est limpide, dynamique et ne laisse pas de répit.
Le propos n'est évidemment pas de dire naïvement "La guerre, c'est mal", ni spécialement de divertir en voyant des gens se faire trucider froidement sans raison... peut-être simplement d'interpeler quand même un peu face à des conflits qui continuent de faire partie de notre quotidien, même dans des pays lointains, et d'interroger sur la part d'humanité qui peut vraiment survivre face à l'horreur. La guerre et sa réalité dévastatrice, dans ce qu'elle de plus cru et inutile, cynique et aveugle, au delà de ce qu'on voit dans un jeu vidéo...

Front Mission Dog Life & Dog Style compte 8 tomes au Japon pour le moment. Le volume 2 est prévu en France chez Ki-oon pour le 8 mars 2012.

mardi 24 janvier 2012

- Shirayuki aux cheveux rouges - Rouge est la couleur du destin

Hop hop, affluence de blog-chroniques en ce début d'année.

Shirayuki aux cheveux rouges volume 1Kana continue d'explorer le shôjo et délaisse pour cette fois-ci les romances lycéennes pour nous entraîner dans un autre monde, celui de Shirayuki aux cheveux rouges, par Sorata Akiduki.

Shirayuki est une jeune pharmacienne du royaume de Tanbarun. Mais sa chevelure rouge attire les regards et notamment celui du prince Raji, stupide et volage, qui veut en faire sa concubine. N'ayant l'intention de suivre que ses seuls choix, la jeune fille s'enfuit dans la forêt et rencontre Zen, qui se révèle rapidement être le second prince de Clariness, le royaume voisin.

Au premier abord, on pourrait penser à L'arcane de l'aube : jeune femme au fort caractère et à la chevelure rouge, coincée au milieu d'intrigues princières. En fait, pas du tout. Le ton de Shirayuki aux cheveux rouges se veut plus léger, l'héroïne semblant avoir plus la main sur son destin que la pauvre Nakaba du manga de Kazé. Cela fait d'ailleurs toujours plaisir de se retrouver dans un shôjo face à un personnage féminin assez fort, n'ayant pas la larmichette facile au moindre ongle cassé, prenant à cœur de gérer sa vie et d'assumer ses propres choix. De plus, Shirayuki - le nom veut dire Blanche-Neige en japonais d'où sans doute la fixette de la mangaka sur la forêt et la pomme dans le premier volume - a un métier, un but et, roulement de tambour, un cerveau ! Elle est réfléchie, alerte, ne s'emporte pas non plus pour un rien, sachant garder la tête froide en toutes circonstances, celles-ci pouvant être un peu compliquées à cause de sa chevelure si originale, sans compter sa modeste condition qui ne la rend pas forcément digne aux yeux de certains d'avoir sa place au château.
Il est plus difficile de se rendre compte réellement de la personnalité de Zen, prince plutôt sérieux et impliqué même s'il aime souvent prendre la poudre d'escampette pour voir un peu la vie en dehors des murs de sa royale demeure. L'amitié qui se noue entre les deux jeunes gens se met même un peu trop rapidement en place pour complètement se ressentir, Shirayuki décidant très vite de rester aux côtés de Zen sans qu'on comprenne vraiment pourquoi.
La narration est parfois décousue - peut-être pas aidée par une traduction un peu terne - et manque de vigueur, ne donnant pas vraiment l'impression qu'il se passe grand-chose alors qu'à bien y réfléchir, les deux premiers tomes, sortis simultanément, sont quand même assez remplis. Surtout quand on sait que l'histoire principale n'occupe que les 150 premières pages de chacun, le restant étant occupé par deux nouvelles datant de 2003.

L'histoire reste assez gentillette - le mot est un peu fort, quand même - mais l'arrivée d'un nouveau personnage à la fin du tome 2 commence à faire bouger un peu les choses et permettra peut-être de développer un peu plus le caractère des personnages ainsi que leurs interactions.
Shirayuki aux cheveux rouges s'avère en tout cas une lecture plutôt agréable malgré ses petits défauts, sans doute dus au fait qu'il s'agit de la première série de la mangaka, n'ayant travaillé jusque-là que sur des nouvelles. Le rythme est assez lent et risque d'ennuyer assez vite les amateurs d'action mais l'ambiance est en tout cas assez agréable, avec une bonne petite dose d'humour et l'héroïne est vite attachante.
Il ne faudra par contre pas être trop pressé : 6 volumes sont pour le moment parus au Japon, au rythme d'un ou deux par an. Le tome 3 est prévu chez Kana pour le 6 avril 2012.

samedi 21 janvier 2012

- Sanctum - L'alliance est conclue !

Sanctum volume 1Mois de janvier chargé en nouveautés pour Glénat cette année puisque trois nouvelles licences font leur entrée. Parmi elles, Sanctum, une série en 5 tomes dont les auteurs nous sont déjà connus. D'un côté, le scénariste, Masao Yajima, qui avait déjà signé l'histoire de Journaliste chez Akata/Delcourt, de l'autre le dessinateur d'origine coréenne Boichi, découvert chez Doki-Doki avec Sun-Ken Rock et Space Chef Caisar, que Glénat a déjà ajouté à son catalogue avec son recueil Hotel. Bon, les présentations sont faites, et avec un tel pedigree, on sait déjà qu'on ne va faire ni dans la subtilité ni dans la délicatesse.

Luna est en voyage avec toute sa famille aux États-Unis quand ses parents et son frère meurent dans un accident de voiture. Pourtant, sept ans après, elle continue sa petite vie américaine entourée des siens, sans oublier son meilleur ami Issa, autre expatrié japonais. Bref, tout va bien, les oiseaux chantent, le ciel est bleu... Mais l'irruption d'un homme, témoin de la tragédie qu'a vécu la jeune fille voilà des années, va commencer à tout faire ressortir : un pacte a été scellé avec des forces démoniaques et il est sur le point d'être révélé...

Pas de délicatesse donc ici : les garçons musclés sont méga-musclés un peu comme chez Shin'ichi Sakamoto, y compris quand ils s'agit d'un futur prêtre (pas crédible deux minutes), quelque peu poseur, n'hésitant pas à dézinguer du voyou tout en expliquant que c'est par amour - il a dû louper le chapitre sur "tendre l'autre joue" -, les jolies filles sont très bien dotées par Mère Nature et elles n'hésitent pas à faire profiter le lecteur à l'aide de mini-jupes... quand elles portent quelque chose, les personnages sourient en montrant toute leur dentition, les gens accidentés ne sont pas blessés mais pulvérisés, les fous sont complètement givrés et déchaînés avec des visages tordus par la terreur... et histoire qu'on comprenne bien que c'est de christianisme qu'il est question ici - côté exorcisme, démons, enfers, cérémonies rituelles (si possible avec une femme nue, vierge et enchaînée, autant y aller franco) et Apocalypse -,  on nous balance des croix apparaissant un peu partout dans le paysage, de manière hautement subtile. Forcément, les Évangiles, c'est sans doute beaucoup plus exotique pour un Japonais que pour un Français.

Bref, pas de demi-mesure, tout est totalement extrême, totalement premier degré, totalement brut de décoffrage. Et au milieu, une nana un peu niaise qui ne sait pas ce qu'elle fait là, petit ange ingénu qui croit à la Paix dans le monde et à la bonté naturelle de l'humain, alors qu'elle est à deux doigts de voir tout son univers exploser, littéralement parlant, dans des gerbes de sang.
Tout en retenue et en délicatesse donc, en utilisant une bonne dose très basique d'ésotérisme, de complots démoniaques, de manipulations par des gens "qui savent tout", du genre à se balader en toges sombres tout en organisant des sacrifices de vierges dénudées - nettement plus vendeuses sans doute qu'une bonne sœur de 80 ans en cornette... Les ingrédients classiques du genre, pas très fin, parfois à la limite du "too much" et du ridicule, mais qui donne un premier tome qui se laisse (étonnamment) lire, rythmé, sans temps mort, à réserver sans doute tout de même aux fans de Boichi.
Série donc en 5 tomes, le volume 2 étant prévu chez Glénat pour le 21 mars 2012.

mardi 17 janvier 2012

- Secret Service ~Maison de Ayakashi~ - J'ai entendu dire que c'était une maison de monstres, pas vous ?

Pour la première blog-chronique de l'année, on va se la jouer tendance.
Décidément, Kurokawa a le chic pour proposer des mangas dont les couvertures n'aident pas vraiment à se faire une idée claire du contenu.

Secret Service ~Maison de Ayakashi~ volume 1En découvrant celle du premier tome de Secret Service ~Maison de Ayakashi~ de Cocoa Fujiwara, réaction immédiate et épidermique : oh non, encore un manga avec un majordome poseur ténébreux beau gosse qui se la pète comme un taré parce qu'il sait tout faire et sa maîtresse qui semble à peine sortie de la primaire, en porte-jarretelles, totalement décérébrée et se pâmant devant le bellâtre sans développer la moindre once de personnalité. Youpi.

Mais bon, autant la couverture peut donner une première impression, autant il ne faut jamais en rester là, je commence donc la lecture.
Ouf, l'héroïne, lycéenne, semble avoir un cerveau en état de marche. Et un sacré caractère. Pas follement original mais pas inintéressant pour autant : héritière privilégiée d'une grande famille, Ririchiyo Shirakiin a toujours été couvée par des adultes hypocrites et jalousée par des camarades qui lui mènent la vie dure. À force, elle a développé une certaine tendance à être cinglante avec quiconque se rapprochant d'elle : c'est bien souvent uniquement par intérêt, autant ne pas prendre de gants avec ces profiteurs n'en voulant qu'à son nom. Mais elle n'a pas un mauvais fond, et s'en veut donc toujours terriblement après un mot trop blessant, allant jusqu'à écrire de longues longues lettres d'excuse après coup. Pas follement original donc, mais plutôt marrant tant elle se laisse dépasser régulièrement par sa manie pour dix secondes après se taper la tête par terre de dépit. Elle a quitté le domicile familial pour peut-être enfin réussir à changer, apprendre à vivre avec les autres et se prouver qu'elle peut se débrouiller seule. Forcément, quand débarque son Secret Service faisant tout pour elle, ça ne cadre pas trop avec son désir d'indépendance...

Et le majordome, Sôshi Miketsukami ? Un sacré numéro également... Dès leur première rencontre, elle le congédie, bien évidemment, il sort alors un sabre pour se supprimer : si elle ne veut pas de lui, il n'a plus aucune raison de vivre. Rien que ça. Dès qu'il la voit, il la couvre de compliments tous plus excessifs les uns que les autres, avec un air profondément sincère. Il est plus collant qu'une super-glue, plus dévoué que Lassie, plus têtu qu'un troupeau de mules, plus manipulateur que sa tête de demeuré ne le laisse penser. Il faut alors se rendre à l'évidence : on est à fond dans le second degré ici.
Les autres résidents de la "Maison de Ayakashi", réservée à l'élite - une élite un peu spéciale d'ailleurs, la résidence n'a pas la réputation d'une maison de monstres pour rien - ne sont pas moins excessifs, que ce soit les héritiers - le voisin Sorinozuka est plutôt poilant - ou leur Secret Service attitré. Pas facile de s'y retrouver d'ailleurs, même si on nous les introduit petit à petit au fil des chapitres, on se mélange un peu vite les noms, assez compliqués à mémoriser, et les rapports entre chaque mettent un peu de temps à être clairement définis.

Bref, voilà un premier volume difficile à cerner, encore une fois : rien de follement original, on pense à Black Butler notamment, mais des personnages totalement excessifs et ce de manière totalement assumée, une héroïne plutôt sympa et attachante, une histoire qui ne fait que démarrer et dont on ne sait pas vers quoi elle va tourner, et une bonne petite dose d'humour et d'auto-dérision qui sera, j'espère, développée par la suite. Une lecture plutôt divertissante finalement, je suis curieuse de voir vers quoi vont se tourner les chapitres suivants une fois la phase de présentation des personnages totalement achevée.
Secret Service ~Maison de Ayakashi~ compte 6 volumes pour le moment au Japon chez l'éditeur Square-Enix. Le deuxième tome n'est pas encore annoncé chez Kurokawa, sans doute pour mars.

samedi 14 janvier 2012

2012, en toute légèreté...

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Il y a quelques jours, j'avais lu sur un blog l'idée de choisir un mot en début d'année, un mot qui serait une sorte de guide pour les douze mois à venir.
Après réflexion, pour 2012, je choisis le mot "légèreté". Rien à voir avec une question de poids mais plutôt de mentalité. La légèreté en lieu et place de la prise de tête pour tout et n'importe quoi - et surtout n'importe quoi, en fait -, de la dramatisation à la moindre mini-alarme un peu trop sensible qui s'allume, du manque de recul et de détachement par rapport aux petites vaguelettes du quotidien. Avancer tranquillement en sachant qu'il y aura forcément des difficultés qui surgiront au fil des mois mais se faire suffisamment confiance pour les surmonter, suivre le courant en s'adaptant au fur et à mesure, sans heurt, sans casse, sans pression. Et si jamais ça casse... attendre de voir quand on y sera. Et tenter autant que possible de se protéger d'une mentalité cynique et blasée, uniquement préoccupée par le pognon, avec la consommation comme seul moyen d'exister.
LÉ-GÈ-RE-TÉ. Je n'aurai certainement pas trop de douze mois pour m'y essayer. J'avais bien pensé à "spontanéité" mais au bout du cinquième billet commencé, relu, raturé, recommencé, effacé, retravaillé... je me suis dit que c'était quand même assez mal engagé et peut-être simplement pas dans ma nature.

Le mois de janvier n'étant pas encore terminé - je m'améliore, habituellement, je dis ça le 31 janvier à 22h35... -, je vous souhaite le meilleur pour les mois à venir. Même si tout le monde actuellement ne voit dans les prochaines semaines que le pire. Je ne suis pas d'une nature optimiste, loin de là, mais je finis par trouver usant que ce soit à ce point à la mode désormais de flipper tout le monde, de flinguer la moindre lueur d'espoir, le moindre petit élan de positif. Certes, la peur, c'est un bon outil de pouvoir mais avec ses limites : difficile d'avancer quand on pense que rien n'est possible alors qu'il pourrait y avoir tellement plus d'opportunités pas si inaccessibles. OK, il y plein de gens dans la merde, qui vivent dans des conditions impossibles, qui rament pour tout et moi, je suis là à causer de manga. Dérisoire, indécent, inutile, futile ? Il me semble au contraire d'autant plus important dans ces conditions de se prévoir, quand c'est possible, quelques petites plages de "légèreté" - on y revient ! - pour décompresser et ne pas s'enliser dans la déprime et le fatalisme, et pouvoir ensuite se relancer.
Qui plus est, on est bien placé ici pour savoir que le manga, ce ne sont pas que des petites histoires rigolotes sans la moindre profondeur, même si c'est aussi ça et que ça a son charme et son intérêt. Ça peut aussi être un moyen pour réfléchir, aiguiser sa curiosité, découvrir d'autres points de vue, s'enrichir au contact de choses différentes, nourrir l'esprit d'émotions et de questionnements. Peut-être pas de la grande littérature, certes, mais un moyen comme un autre de s'ouvrir à autre chose, sans prétention ou ambition démesurée. Juste à son niveau, faire rire, pleurer, voyager, découvrir, réfléchir... faire tout simplement rêver. Ça ne me semble pas si inutile que ça, par les temps qui courent...

Je vous invite donc à passer cette nouvelle année en compagnie de Mangaverse.
Je n'ai aucun plan pour le site, aucun projet, aucune idée, rien du tout, juste envie de remplir encore un peu plus la Mangathèque - j'ai toute une pile de volume 1 à lire !! - et la rubrique Mangaka, et entretenir plannings et couvertures. Ce sera déjà un bon début...

Au juste, pour les étourdis et les pas réveillés, le Bilan Manga 2011 est en ligne. Au cas où...

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